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Bolo centeio de ma grand-mère (Portugal)

Bolo centeio de ma grand-mère (Portugal)

Ce gâteau Portugais fait partie de la famille des gâteaux de voyage, bien parfumé à la cannelle.

« Bolo centeio » signifie littéralement « gâteau au seigle ». Pourtant, ce gâteau ne contient pas de seigle ! Il doit son nom à sa couleur sombre, notamment due à la cannelle, qui rappelle celle du pain de seigle. Selon les régions, on peut aussi le rencontrer sous d’autres noms : bolo escuro (« gâteau foncé »), bolo mulato (« gâteau mulâtre »), bolo preto (« gâteau noir ») ou encore bolo podre (« gâteau pourri »). Les noms peuvent sembler surprenants, mais ils font simplement référence à l’aspect assez foncé de ces gâteaux.

Il existe d’ailleurs plusieurs recettes portant ces différents noms. Certaines sont très rustiques, avec seulement de la farine, du sucre, du lait et de la cannelle ; d’autres sont plus riches et contiennent des œufs, de la levure, du beurre ou de l’huile, ainsi que des noix ou des amandes.

La recette que je vous donne ici est celle de ma grand-mère maternelle, qui était boulangère dans le hameau de Tralhariz, dans le concelho de Carrazeda de Ansiães, dans le Douro. C’est la recette qui s’est ensuite transmise de maison en maison dans le hameau. Aujourd’hui encore, les habitants la présentent avec une certaine fierté comme « la recette du gâteau de la boulangère ». Ma mère, qui est sa fille, l’appelle quant à elle bolo mulato.

Ce gâteau est bien gonflé, très moelleux, avec une mie légèrement humide, juste ce qu’il faut. Pour qui aime la cannelle, il est particulièrement savoureux et, chez nous, il disparaît très facilement au goûter, accompagné aussi bien d’une boisson chaude que d’une boisson fraîche.

Les proportions de la recette d’origine sont assez importantes. Elles correspondent à une époque où les familles étaient souvent nombreuses et où les gâteaux étaient aussi préparés pour les amis, les voisins et les gens de passage, notamment lors des grandes occasions. Lorsque ma mère m’a transmis la recette, elle m’a conseillé de diviser toutes les quantités par deux, ce qui est beaucoup plus adapté aux moules que j’utilise aujourd’hui.

Je donne donc les proportions de ma grand-mère, avec entre parenthèses les quantités de la demi-recette que je fais habituellement. J’ai également ajouté quelques petites touches personnelles, que je précise comme telles pour ne pas les confondre avec la recette familiale.

Réalisation de la recette

Informations recette

  • 🇵🇹 Origine : Portugal
  • 🌾 Type : gâteau de voyage
  • 🍂 Parfum : cannelle
  • 🔥 Cuisson : environ 40 minutes
  • 🌡️ Four : 200 °C, chaleur statique
  • ⭐ Difficulté : facile

Rédigé par Olivia

contact@anotregout.fr

Ingrédients

  • 500 g de farine de blé (250 g)
  • 400 g de sucre (200 g de sucre roux)
  • 3 cuillères à soupe de cannelle en poudre soit environ 30 g (1½ cuillère à soupe de cannelle soit 15 g dans la demi-recette)
  • 1 cuillère à soupe de levure chimique « fermento Royal », soit environ 12 g, aujourd’hui on met un sachet de levure chimique (6 g, soit ½ sachet, pour la demi-recette)
  • 1 cuillère à café de bicarbonate de soude, soit environ 5 g (1/2 cuillère à café, soit 2,5 g pour la demi-recette)
  • 4 œufs (2 pour la demi-recette)
  • 1 tasse d’huile ou d’huile d’olive, soit environ 250 ml (125 ml ou 130 g d’huile d’olive pour la demi-recette)
  • 500 ml de lait (250 ml)
  • 100 g de noix concassées, facultatif

Les noix sont tout à fait facultatives : le gâteau est délicieux sans elles. Il m’arrive cependant d’en ajouter, ou de les remplacer par d’autres oléagineux, comme des amandes avec leur fine peau concassées, ou même par des fruits secs, par exemple des figues sèches.

Préparation

  1. Fouettez les œufs avec le sucre jusqu’à ce que le mélange augmente de volume.
  2. Ajoutez l’huile puis le lait et mélangez.
  3. Dans un autre récipient, mélangez la farine, la levure, le bicarbonate et la cannelle. Ajoutez progressivement ce mélange à la préparation liquide, en plusieurs fois, en incorporant bien du centre vers les bords du saladier. Faites tourner le saladier au fur et à mesure, dans le sens des aiguilles d’une montre : c’est ainsi que ma famille a toujours procédé ; ne travaillez pas trop la pâte.
  4. Si vous en utilisez, incorporez ensuite les noix concassées ou les fruits secs. Mais encore une fois, ce n’est pas indispensable : le gâteau est vraiment très bon nature, c’est ainsi que je le préfère d’ailleurs.
  5. Huilez le moule choisi avec de l’huile d’olive, puis saupoudrez-le de farine ou, comme je le fais parfois, de sucre. Versez-y la pâte.
  6. Faites cuire dans un four préchauffé à 200 °C, en chaleur statique, avec la chaleur du haut et du bas, surtout pas en chaleur tournante, pendant environ 40 minutes pour la recette d’origine. Vérifiez la cuisson avec la pointe d’un cure-dent : elle doit ressortir sans pâte crue.
  7. Lorsque le gâteau est cuit, éteignez le four et laissez-le refroidir à l’intérieur. Démoulez-le lorsqu’il est encore tiède.
  8. Vous pouvez le servir tel quel ou le décorer simplement. J’aime notamment préparer un petit nappage avec 100 g de sucre, 1 cuillère à soupe de cannelle et environ 2 cuillères à soupe de rhum, de marc ou d’aguardente portugaise, ou d’un autre liquide permettant d’obtenir une pâte assez épaisse pour être étalée. On peut également le parsemer de noix concassées ou de noix de coco râpée.

Astuce :

J’aime beaucoup ajouter à la pâte le zeste d’une orange ou une cuillère à soupe d’eau de fleur d’oranger. Cela change agréablement le gâteau, mais ce sont bien sûr des variantes personnelles qui s’éloignent un peu de la recette familiale de Tralhariz.

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